Thomas JEANDON séduit par Saint-Brice

Formé à Rosières, passé par Soissons, le futur demi-centre des Bricos s’apprête à découvrir la N1 la saison prochaine. Ses objectifs sont ambitieux.

Dans la famille Jeandon, les chromosomes H (pour handball) sont bien présents. « Mon père a joué à Bar-sur-Aube. » Pour le plus grand bonheur du fiston Thomas qui a rapidement été rattrapé par le virus. « J’ai commencé à 4 ans et demi » se remémore le futur demi-centre de Saint-Brice, qui a fait toutes ses armes à Rosières (jusqu’à la Nationale 3) sous la houlette de David Verrier, Olivier Meisse puis Benjamin Gravey.

Les qualités du jeune homme ont franchi les frontières auboises. C’est à Soissons qu’il a poursuivi sa formation et a découvert la N2 – ces deux dernières saisons -, puis a démontré sa science de la prise d’intervalles et sa vitesse. C’est à Saint-Brice qu’il veut franchir une étape supplémentaire. « Ma conversation avec Yohan Herbulot et son projet de jeu m’ont convaincu de rejoindre le club. Cela permettra aussi un rapprochement géographique », avoue ce juriste au CHU de Reims.

Meilleur buteur de Soissons

D’un gabarit modeste (1,78 m), Thomas Jeandon compense donc par son explosivité et son sens du but. « Je vais évoluer dans un univers que je ne connais pas, reconnaît le jeune homme. J’espère que je vais continuer à marquer sur les montées de balle et les engagements rapides. » Cette saison, il est le meilleur marqueur de l’Elite axonaise et 16e meilleur scoreur de la poule 4 (88 buts, 5,2 de moyenne).

Mais, il ne se repose pas sur ses lauriers et entend bien élargir sa palette. « Je veux travailler mon tir à distance, à la hanche, en appui », anticipe-t-il. Car, il se doute bien que les défenses de N1, qu’il s’apprête à titiller, sont plus coriaces que celles qu’il transperce régulièrement sous le maillot soissonnais.

S’il avoue des objectifs personnels, Thomas nourrit aussi des ambitions collectives. « Assurer le maintien le plus rapide possible et pourquoi pas fréquenter la première moitié du tableau. » Vaste et beau programme pour cet amoureux du beau jeu, « fan de Gidsel et de Minne », ainsi que de tous les sports qu’il préfère regarder depuis le bord des terrains plutôt qu’à la télévision. L’action plutôt que l’observation !


Clément BOUBA  » Le gaucher bondissant « 

CLEMENT BOUBA

Le gaucher bondissant !

Ce n’est pas l’ambition qui manque au futur ailier brico. Il vise le Top 5 et la D2.

Son modèle se nomme Luc Abalo ! Vous avez immédiatement compris que Clément Bouba (1,77 m pour 72 kg) évolue au poste d’ailier droit et… qu’il portera le maillot bleu des Bricos la saison prochaine. A 21 ans (le 6 avril), le bondissant gaucher, formé à Mantes-la-Jolie avant d’émigrer vers Dreux-Vernouillet, a décidé de donner un autre visage à sa carrière de handballeur. « Mon club était condamné administrativement à rester en Nationale 2, révèle-t-il. Moi, je veux évoluer en N1. »

La suite n’est pas bien compliquée à deviner. « Un de mes amis jouait à Saint-Brice. Il m’a donné le numéro de téléphone du coach, on s’est appelé et j’ai été séduit par le projet. »  Cet ami, c’est Nathan Lemare qu’il retrouvera donc dans la salle bleue du complexe Salvador Allende où il pourra assouvir sa passion pour le hand et mettre ses qualités au service du collectif dirigé par Yohan Herbulot. Ses qualités ? « Ma vitesse, mon 1 contre 1, mon efficacité au shoot aussi », annonce-t-il.

Huit entraînements par semaine

Actuel 7e buteur de sa poule de N2 avec 97 buts (6,1 de moyenne), Clément Bouba a déjà fréquenté le haut niveau. A son arrivée à Dreux il y a trois ans, il a été intégré dans le groupe de N1 fédérale. « Je m’entraînais huit fois par semaine et j’ai eu la chance de disputer quelques matchs de coupe de France. » Depuis cette découverte, il n’a qu’une ambition : retrouver la N1. « J’espère faire une prochaine très bonne saison. Pour le club, chercher le Top 5 voire mieux, mais pour moi aussi. »

Car l’objectif du gaucher est de gommer ses quelques lacunes – « ma défense, ma vision du jeu » et améliorer sa qualité de saut pour attirer l’œil des clubs de Proligue (la deuxième division française) le plus rapidement possible. En tout cas, il mettra tout en œuvre pour parvenir à ses fins. Son quotidien de surveillant de collège lui permettra de partager les fondamentaux du handball avec les équipes de jeunes de Saint-Brice.

Amateur de foot et de padel, il ne regrette pas son choix de suivre sa grande sœur handballeuse dans les salles de Mantes alors qu’il avait à peine 8 ans ! Aujourd’hui, c’est sur les traces de Luc Abalo qu’il veut se lancer.

@Yves Dogué


Mohamed-Naceur BAHRIA  » Puissance et défense « 

MOHAMED NACEUR BAHRIA

Puissance et défense

Dans un coin de sa tête, Mohamed-Naceur Bahria a toujours le drapeau rouge de la Tunisie où figurent fièrement le croissant et l’étoile rouges. « J’ai été sélectionné en cadet et en junior, se souvient-il. Pourquoi ne pas y retourner en senior. » A 28 ans le solide arrière gauche (1,95 m) a donné un nouveau tournant à sa carrière en quittant son pays il y a trois ans, direction la France et plus précisément Folschviller où il a découvert la N2 avant de tenter sa chance dans la métropole lilloise cette saison.

Il a toujours la volonté de progresser

Pourquoi s’intéresser à ce grand gaillard ? Vous l’avez deviné, Naceur a donné son accord pour évoluer sous le maillot brico la saison prochaine. « Le projet de Saint-Brice et de Yohan Herbulot me convient, reconnaît-il. J’espère que le club va rester en N1. Je regarde leurs résultats toutes les semaines. » Si le Tunisien n’a pas abandonné l’espoir de découvrir la joie d’une sélection nationale, il a toujours la volonté de progresser. « En 1 contre 1 », lâche-t-il dans un français encore hésitant.

En attendant de maîtriser l’art du duel, Naceur mettra sa puissance de tir et son amour pour la défense au service de Saint-Brice. Son tir notamment a fait des ravages avec Lille. L’arrière gauche a poussé des pointes à 14, 10 ou 9 buts ! Aujourd’hui, il occupe le troisième rang des buteurs de sa poule avec une moyenne de 6,3 buts par match. Le fruit du travail effectué depuis sa découverte du hand quand il avait 11 ans dans sa ville natale Manzel Temime !


Clément SPICA DALIA « L’expérience de la jeunesse ! »

CLEMENT SPICA DALIA

L’expérience de la jeunesse !

Le handball est ainsi organisé qu’il entérine les mutations des joueurs pros douze mois à l’avance, quelquefois plus. Dans les divisions inférieures, on n’en est pas encore là mais… Mais dès le mois de mars, quelques dossiers sont ouverts et quelquefois rapidement refermés !

Aussi aujourd’hui, Saint-Brice est heureux d’annoncer sa première recrue pour le prochain exercice. Clément Spica Dalia (un nom d’origine grecque), 1,85 m, 20 ans mais déjà une solide expérience de la Nationale 1 – un petit peu de la Proligue à Cherbourg – occupera donc le poste d’arrière droit chez les Bricos la saison prochaine.

« Plonger dans les espaces »

Cette saison, Clément évolue en N1 à Hennebont-Lochrist, actuel 7e de la poule 2… A l’évocation de sa venue dans la Marne, une question vient immédiatement à l’esprit. Qu’est-ce qui a déclenché son envie de quitter la Bretagne et de poser valises et sacs de sport… 640 kilomètres plus loin ? « Le discours de Yohan d’abord. J’ai tout de suite accroché. Puis les discussions avec Nathan (Lemare) que je connais via les réseaux sociaux. Et enfin, en signant à Saint-Brice, je serai très proche de mes grands-parents et de mes oncles qui habitent à Fagnières et à Reims. »

Si on creuse un peu plus, on apprend qu’il est bien décidé à progresser. « Je veux que mon tir à mi-distance devienne plus fiable, affirme-t-il. Et aussi avoir une plus grande solidité défensive. » Quels atouts glissera-t-il dans la corbeille de Saint-Brice pour fêter son arrivée ? « J’espère apporter à ma future équipe ma polyvalence, ma lecture du jeu et ma faculté à plonger dans les espaces. Je veux également continuer à me développer. »

Car le gaucher, qui va s’engager dans un Bachelor Tourisme à l’école Tunon en septembre, nourrit une belle ambition. « J’ai disputé quelques matchs en Proligue quand j’étais à Cherbourg. Je me suis entrainé six mois avec les pros. Je connais la rigueur que cela réclame et je sais à quoi m’attendre pour atteindre mon objectif d’’être un sportif pro. »

Ce serait la concrétisation d’un parcours qui l’a conduit de Montauban-de-Bretagne (près de Rennes) à Hennebont en passant par Cesson, le Cercle Paul Bert de Rennes et Cherbourg avant, espérons-le, une éclosion à Saint-Brice. Cela aussi le rapprocherait du portrait-robot qu’il dessine de son arrière droit idéal : « Un mélange de Mathias Gidsel, de Valentin Porte et de Melvyn Richardson. » On demande à voir !

 

PARCOURS

2012-2019 OC Montauban de Bretagne ; 2019-2022 Cesson Rennes ; 2022-2023 Cercle Paul Bert Rennes ; 2023-2025 JS Cherbourg ; 2024-2026 Hennebont-Lochrist.

@Yves Dogué


BRICO STAGE Avril 2026

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𝘓𝘦 𝘳𝘦𝘱𝘢𝘴 𝘴𝘦𝘳𝘢 𝘱𝘳𝘪𝘴 𝘴𝘰𝘶𝘴 𝘧𝘰𝘳𝘮𝘦 𝘥𝘦 𝘱𝘪𝘲𝘶𝘦-𝘯𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘫𝘦𝘶𝘯𝘦𝘴 𝘢𝘱𝘱𝘰𝘳𝘵𝘦𝘳𝘰𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘤𝘩𝘦𝘻 𝘦𝘶𝘹
 
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BOUTIQUE BRICO : 𝗟𝗲𝘀 𝗶𝗻𝗱𝗶𝘀𝗽𝗲𝗻𝘀𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗽𝗿𝗶𝗻𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 !

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Samuel Gorisse veut franchir une nouvelle étape

Loisy-en-Brie, vous connaissez ? Pas la peine de chercher sur la carte de la France… C’est un petit village marnais d’un peu moins de 200 habitants, situé à une dizaine de kilomètres de Vertus… C’est là que Samuel Gorisse a vu le jour le 24 janvier 2008. Vous ne voyez pas où je veux en venir ? J’ai pitié de vous… Le grand frère de Samuel jouait au handball à Vertus. Samuel a suivi son exemple dès l’âge de cinq ans. La suite est facile à deviner. « En U11, j’ai joué à Avize puis à partir des U13 à Épernay. »

Le petit garçon des « années Avize » a rapidement pris de la hauteur (des centimètres) et se fait remarquer sur les terrains de hand vêtu du bleu de l’Entente Marne U18 en 2023-2024. Les responsables techniques du Grand Est ne pouvaient pas passer à côté d’un tel talent en devenir.

Prandi et CR7 ses modèles

Le voilà donc au pôle d’Excellence de Strasbourg dirigé par Philippe Schlatter pendant la semaine et à l’ESSAHB (Eurométropole Strasbourg Schiltigheim Alsace Handball) qui évoluait en Nationale 3 lors de l’exercice 24/25 le week-end.

« Cela s’est bien passé pour moi, j’étais titulaire », avoue-t-il. A son poste d’arrière gauche, Samuel a pu essayer de ressembler à Elohim Prandi, son modèle avec un certain CR7. Avec une moyenne de 4,9 buts par match, il a posé sa patte sur son équipe et semé le trouble dans les défenses adverses.

Performer et gagner

 Aujourd’hui, Samuel mesure 1,92 m. Il a étoffé son jeu et apprécie autant le tir de loin que le repli défensif ou le duel. « Mais, je sais que je dois encore améliorer ma vision du jeu et mon intelligence défensive », reconnaît-il. Ce sera avec le maillot bleu des Bricos sur les épaules puisque son entraîneur de Pôle l’a guidé dans son plan de carrière. Il lui a certainement soufflé à l’oreille que ce serait bien qu’il fréquente les salles de Nationale 1 à la rentrée prochaine. Il a aussi facilité le contact en appelant Yohan Herbulot.

« J’avais d’autres propositions mais… » le projet proposé par le coach des Bricos l’a conforté dans son choix de se rapprocher de sa famille. 

Il suivra toujours ses études à Strasbourg (Terminale générale) avant de fréquenter Staps et de choisir sa voie professionnelle. « Mon ambition ? A court terme, je vais m’attacher à performer avec Saint-Brice et signer le maximum de victoires. Avec le Pôle, on voudra décrocher le titre. Et je chercherai à décrocher un centre de formation à la fin de la saison. À cela s’ajoutera l’objectif du maintien et plus, pourquoi pas… »  

 


Mory DIAWARA, nouveau portier des Bricos !

« Il n’y a pas d’âge pour grandir »

Mory Diawara est un gardien expérimenté. A 36 ans, il a multiplié les expériences. De Saint-Denis à Grenoble en passant par Ivry, Angers, Ajaccio et la sélection du Sénégal, partout il a martyrisé les tireurs adverses… Il mettra ses qualités au service de Saint-Brice à la rentrée.

Tout le monde le sait. La vie, un destin, une carrière, cela peut basculer sur un détail. Dans le cas de Mory Diawara, le déclencheur a été une retransmission télévisée en 2003. « En regardant l’équipe de France féminine », dévoile-t-il. Devant son petit écran Mory, 15 ans à l’époque, écarquille les yeux devant l’incroyable et improbable remontada des Tricolores en finale du Mondial. La performance de l’emblématique gardienne Valérie Nicolas lui met des étoiles dans les yeux et le guide dans son choix. « Je voulais faire du sport, Je n’étais pas attiré par le hand mais j’ai essayé. »

Vous l’avez deviné, l’essai fut concluant et Mory, comme Valérie Nicolas, prit le chemin des 6 mètres carrés d’une cage de handball. « Cela fait plus de 20 ans maintenant que je prends du plaisir dans les buts. » Après ses premières parades à La Dyonisienne (Saint-Denis, sa ville de naissance) puis à Aubervilliers, Mory ne peut plus se cacher. Sa morphologie et ses qualités prometteuses lui valent d’intégrer le centre de formation du mythique club de l’US Ivry, 

En binôme avec Abdoulaye Dramé

Rapidement intégré dans le groupe pro, il progresse à la vitesse grand V et après trois saisons à fréquenter la salle Auguste Delaune, il décide de prendre son envol. « J’étais passé pro… » mais arracher quelques minutes de jeu en D1 n’était pas vraiment d’actualité. Commence alors son tour de France. Angers Noyant en D2, Oissel, Rouen N1, Ajaccio (N1 de 2016 à 2019), Rouen à nouveau, Saint-Etienne 3 saisons en N2 et Grenoble lors des deux derniers exercices (N1) ont confié la garde de leur but à Mory. 

Comme si son périple n’était pas assez épicé, Mory a endossé la tunique de la sélection sénégalaise et pimenté son expérience avec des Coupes d’Afrique des Nations (2011 à 2014). Avec son binôme Abdoulaye Dramé (ça vous dit quelque chose ?), il prend place dans le but sénégalais pour la CAN 2022 organisée en Egypte et terminée à la 11e place.

Son parcours convainquant n’a pas échappé à l’œil de Marian Geoffroy, le responsable de la commission Performance de Saint-Brice. 

« Depuis 2018, Marian m’a régulièrement contacté mais cela n’a jamais pu se faire. Soit j’étais encore sous contrat, soit je venais de signer dans un autre club », explique Mory qui a finalement cédé « à la ténacité et à l’abnégation » de son interlocuteur brico. « Les arguments et la présentation qu’il m’a faite du club m’ont intrigué. Je me suis dit qu’il fallait que je me penche un peu plus sur ce club et ses résultats. Et puis, je voulais assurer mon avenir professionnel et suivre un Master d’ingénierie et ergonomie des activités sportives », ajoute-il.

La lecture sous toutes ses formes

Ces différents cursus évoqués (sportifs et pro), place à l’expérience brico. « Mon ambition est de continuer à progresser, avoue Mory (36 ans – 2,02 m). Il n’y a pas d’âge pour grandir. » Individuellement et collectivement, il s’appliquera à « aider ses partenaires, à répondre aux objectifs du club, à apporter une certaine vision et de la rigueur grâce à son placement. » Il mettra donc ces atouts, travaillés au fil de ses pérégrinations handballistiques, au service de Saint-Brice mais il ne sacrifiera pas pour autant ses loisirs comme les promenades en forêt, le cinéma, la lecture. « J’aime lire sur le développement personnel, sur la philosophie, tout ce qui permet l’introspection. Mais je lis aussi des romans policiers », souligne-t-il.

À partir du mois d’août, c’est une autre forme de lecture qu’il développera : celle du jeu, des trajectoires et des impacts des tirs adverses. Un de ses points forts ! Un atout suffisamment séduisant pour devenir l’un des chouchous des habitués de la salle bleue. Les Ultras, les supporters et les curieux vont découvrir un dernier rempart solide et posé, très admiratif d’un gardien possédant à peu près le même gabarit que lui… un certain Niklas Landin, le Danois multi médaillé intercontinental. Sacrée référence !


Valentin Provost, troisième recrue brico

« Il ne faut rien s’interdire »

Les Bricos ont retrouvé un bras gauche ! Entendez par là que Yohan Herbulot disposera d’un élément supplémentaire sur le flanc droit de son attaque qui sera donc occupé la saison prochaine par « l’ancien » de 21 ans Nathan Pouillard, le petit dernier Gabriel Perrin et le nouvel arrivant Valentin Provost.

Ce dernier n’est pas un inconnu puisqu’il a affronté plusieurs fois Saint-Brice lors des dernières saisons (sous le maillot de Saint-Pryvé puis de Lille) avec une efficacité redoutable et redoutée. Solide ailier droit d’1,88 m et 24 ans, pouvant rendre des services sur la base arrière, Valentin possède un beau passé handballistique (Saint-Pryvé, Orléans), mais aussi un futur prometteur (Saint-Pryvé à nouveau N2 puis Lille N1) le tout doublé d’un CV pro qui devrait rapidement trouver preneur.

Valentin paré du « bleu-brico »

Parallèlement à son activité sportive, le néo-Brico, certainement « floqué » 45 – son département de naissance – est titulaire d’un Master en marketing et management des ventes qui le destine à une activité de commercial BtoB (business entre entreprises) ou BtoC (avec des particuliers). Comment a-t-il… négocié sa venue dans la Marne ? 

Ses performances ont évidemment attiré l’œil aiguisé de Yohan Herbulot. « Il s’est intéressé à mon profil, m’a expliqué son projet et comme je connaissais les joueurs de Saint-Brice pour les avoir affrontés et que l’ambiance me plaisai…t », voilà Valentin bientôt paré tout de bleu. Quand on lui demande quels sont ses points forts, il prend le temps de la réflexion avant de se livrer. « La détermination, l’ambition, la persévérance » sont ses premières réponses auxquelles il ajoute rapidement « le cardio, la rapidité et la polyvalence. »

Dans sa tête et dans ses jambes

Ce package entaché « d’un manque de patience parfois » est agrémenté d’une ambition naturelle. « Individuellement, je souhaite m’intégrer très vite dans le groupe. Collectivement, cela va dépendre de notre entrée en matière, prévient-il. La première partie du classement, le Top 3, il ne faut rien s’interdire. » C’est dit ! Valentin Provost a déjà commencé sa préparation. Dans sa tête d’abord mais aussi dans ses jambes. « Je vais m’entretenir cet été avec du tennis, du padel mais aussi du golf, un sport qui permet d’analyser. La distance, quel type de club, il faut choisir. »

Appliquée au handball, cette phase de réflexion pourra-t-elle le conduire sur les pas de son modèle, l’artiste du jeu et du geste, le divin gaucher Luc Abalo ? Réponse dans quelques semaines quand les Bricos auront repris le chemin de l’entraînement.